mer 22 oct 2008
Qui croire ?
Posté par webmestre dans Sur le campus, Grève du SPUL
Bonjour à toutes et à tous !
On va mettre les choses au clair :
- Le Syndicat des professeurs dit que les professeurs ne donneront aucun cours durant la semaine de lecture;
- La CADEUL, appuyée par l’ÆLIÉS et la majorité des associations étudiantes des départements et des facultés de l’Université Laval demandent aux étudiants de s’en tenir à leur plan de cours et au communiqué émis par les professeurs;
- L’Université fait fi des étudiants et des professeurs et annonce qu’il y aura des cours durant la semaine de relâche.
Qui croire ? Que faire ? Est-ce qu’il y aura des cours ?
L’article 152 du Règlement des études énonce ce qui suit :
Dès le premier cours, le responsable fournit à l’étudiant un plan de cours écrit qui indique :
(…)
e) le calendrier des activités;
La CADEUL considère que l’Université, a elle seule, n’a pas l’autorité nécessaire pour modifier les milliers de plans de cours distribués aux étudiants lors de la première journée.
Ainsi, si le plan de cours prévoit qu’il n’y a pas d’activités durant la semaine de lecture, il n’y alors aucune activité durant la semaine de lecture. Nous demandons donc aux étudiants de s’en tenir au contrat qu’il y a eu entre les étudiants et leur enseignant dès la première semaine de la rentrée.
Voilà pour le droit. Maintenant, il y a une question politique. L’objectif politique est d’éviter que des cours soient repris durant la semaine de relâche. Il faut donc que les étudiants soient solidaires entre eux. Si les professeurs et les étudiants ne se présentent pas au cours, la décision de l’administration universitaire ne vaudra plus rien.
Pour toute question, n’hésitez pas à m’écrire : enseignement@cadeul.ulaval.ca.

22 octobre 2008 à 20:04
L’Université dit : C’est notre droit de gérance.
Le syndicat dit : C’est contraire à la convention collective.
Ces deux points me semblent défendables, mais que feront les professeurs dans les faits? Telle est la question.
Argument juridique de Maxime Gagné (qui vient à l’appui du syndicat) : C’est contraire au calendrier des activité prévu dans chaque plan de cours, donc contraire au Règlement des études.
Je me questionne. Qu’en est-il des reprises de cours ou d’examens alors, lors des tempêtes hivernales, par exemple? (À la faculté de droit, le fameux vendredi PM pratiquement dédié à ces reprises.) Pas possible selon le Règlement des études, parce que non prévu au plan de cours? Je me questionne.
22 octobre 2008 à 21:03
La situation est exceptionnelle…je ne sais pas qu’est-ce qui a primauté entre le droit de gérance de l’université dans de telles situations et le respect des centaines d’ententes individuelles entre les professeurs et leurs groupes (les plans de cours). J’ignore même s’il y a une jurisprudence à cet effet. Cependant, je m’inquiète fortement que les manœuvres actuelles de l’université se fassent pour des motifs tout autres que l’intérêt de ses étudiants.
En tant qu’étudiants, nous sommes pris au beau milieu d’une guerre entre un employeur et l’un de ses syndicats. Dans ce cas ci, l’employeur se sert de son « droit de gérance » pour mettre de la pression sur les professeurs et leur faire lâcher prise. Dans le langage du gestionnaire, on appelle ça faire appel à une approche autocratique pour forcer les employés à adhérer à la décision de la haute direction. Ce faisant, l’université indique qu’elle le fait afin d’agir dans le meilleur intérêt de l’étudiant, ce qui, dans notre jargon corporatif, correspond à l’approche client.
Or, s’est-on réellement questionné sur les besoins et intérêts réels du client avant d’entreprendre une telle démarche ? A-t-on vérifié si c’était la majorité des étudiants qui restaient sur la cité universitaire, dans la Ville de Québec ou dans les environs pendant la semaine de lecture, ou, au contraire, n’a-t-on pas plutôt généralisé à l’ensemble le portrait de cet étudiant pour qui les plans sont encore flexibles ? Et même à cela, a-t-on tenu compte des étudiants qui planifient leurs occupations personnelles en fonction de cette interruption des cours à la mi-session ?
Nous sommes présentement dans une zone grise au beau milieu d’un échiquier politique. Nous pouvons simplement observer la situation et réagir parce que ça nous convient ou parce qu’on ne se sent pas concernés (pas de profs, facilité à se déplacer, etc.), et c’est très correct…Cependant, si vous êtes parmi ces étudiants qui êtes pénalisés par la situation actuelle, qui devez revoir vos plans à la dernière minute ou, pire encore, subir le stress et l’incertitude de manquer des explications importantes parce qu’il vous est impossible ou trop onéreux à l’heure actuelle de modifier vos plans, si vous vous questionnez à savoir si vous devez vous présenter ou non à vos cours, dans un contexte où les profs ont mentionné qu’ils ne donneraient pas leurs cours de toute façon, alors il est dans votre intérêt de prendre quelques minutes afin de dénoncer cette situation…
Six exécutants et quelques dizaines de délégués peuvent parler et avoir un certain impact, mais des milliers d’étudiants qui s’expriment d’une même voix, ça a de l’écho au sein d’une administration…C’est très rare que j’invite directement des gens à l’action politique, mais je vous suggère de prendre quelques minutes pour mentionner à l’administration Brière que, peu importe votre opinion sur la situation, vous avez intérêt à ce que ce conflit se règle rapidement…
Nos assos facultaires ont plusieurs copies d’une lettre demandant à l’administration le règlement rapide de ce conflit…ça prend 1 minute à lire et à signer…
Un groupe Facebook peut aussi être joint et vous pouvez inviter vos collègues et amis… http://www.facebook.com/group.php?gid=86322355421
Pour ceux qui ont un peu plus de temps, on peut aussi écrire directement à m. Éric Bauce, le vice-recteur exécutif…Ça ne parait peut-être pas a priori, mais, dans les grandes organisations où c’est facile de se déconnecter de la base, quand les clients prennent le temps de contacter directement la haute direction pour signaler son mécontentement, ils sont assez réceptifs…je parle par expérience.
Écoute et respect, that’s all I am asking about.
23 octobre 2008 à 15:38
J’étais sur le campus tout à l’heure, à la bibliothèque Bonenfant.
Vers 13h00, j’ai vu un agent de sécurité lire les affiches vertes de la CADEUL dans son walkie-talkie. Son interlocuteur lui a demandé de lui emmener les affiches. Une heure plus tard, quand je suis sorti de la bibli, il n’y avait plus d’affiches.
L’administration veut clairement contrôler le message en lien avec la semaine de lecture.