La confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) est déçue du manque d’écoute et de considération du gouvernement envers les demandes et les propositions estudiantines.

« Le lien n’est plus à établir entre le niveau d’instruction, la productivité et la création de richesse », mentionnait le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, lors du dépôt du budget 2011-2012 ce matin.  Les étudiants ont manifesté à maintes reprises et lors de la Rencontre des partenaires de l’éducation du 6 décembre dernier leur opposition a une augmentation des frais de scolarité.

Rappelons que la mesure proposée par le gouvernement aujourd’hui consiste en une augmentation de 325 $ annuellement des droits de scolarité, applicable dès septembre 2012, et ce, également pour les quatre années suivantes.  Cela représentera 1 625 $ de plus, ce qui portera la facture à 3 793 $ annuellement.

Barbara Poirier, présidente de la CADEUL, commente : « Nous avons montré notre opposition, mais nous avons aussi fait preuve d’innovation !  La CADEUL est sortie des sentiers battus de la contestation et a proposée une solution efficace, qui consiste en une contribution fiscale obligatoire imposée aux entreprises et basée sur la masse salariale de celle-ci.  C’est une solution facilement applicable qui financerait amplement le réseau d’éducation postsecondaire ».

La CADEUL est membre de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), qui a récemment pris position en faveur de cette solution de financement.  Les deux organisations souhaitent un changement de cap de la part du gouvernement, et que celui-ci prenne en considération les idées et les revendications des étudiants.